En direct de là où je suis. Un jour, une photo depuis mon retour de Santo Domingo

dimanche 8 février 2009

Mode d'emploi

Voilà clôture du blog local pour ouverture d'un autre blog, plus d'actualité. Ça fait quand même plus de six mois que j'ai quitté la République Dominicaine, plus vraiment récent...
Alors, mode d'emploi de ce blog :
- commencer par le premier article
- remonter jusqu'à fin juillet, après ce n'est plus vraiment ça.
Bonne lecture et à bientôt à cette adresse :
grancric.over-blog.com

jeudi 5 février 2009

Pour votre sécurité

Depuis que la sécurité est devenue la première des libertés publiques, elle est servie à des sauces improbables. Pour notre sécurité, il faut ne pas laisser trainer nos bagages, les étiqueter, surveiller ceux des autres, attacher sa ceinture, remonter sa tablette, arrêter tout appareil électronique pendant les phases de décollage et d'atterrissage, ne pas se réunir à plus de trois dans le hall de l'immeuble, ne pas fumer à proximité d'un autre homo sapiens sapiens, ne pas manger trop salé ni trop sucré, faire une demi heure d'exercice quotidien, crypter sa borne WiFi, tirer la chasse d'eau après être allé aux toilettes (???)...
La sécurité, c'est le principe de couverture de tous les états totalitaires. Au nom de la sécurité, on se trouve ainsi avec 1% de la population française qui est passée en garde à vue l'année dernière. Ce chiffre est très impressionnant. La police a donc interpelé et emmené au commissariat un peu moins de 600 000 personnes l'année dernière. La délinquance a-t-elle baissée ? La sécurité a-t-elle augmentée ? Quel indicateur peut nous montrer que cette pression est efficace ? La population est-elle plus heureuse, plus rassurée ?
En management, il se dit que le fonctionnement d'un patron fort se diffuse dans toute les strates de l'entreprise. Notre leader maximo ne supporte pas grande critique, il a une tendance chronique a frapper fort les mouches qui le taquinent, une bonne partie des 600 000 mouches de cette année. La sécurité et la lutte contre le terrorisme sont les deux piliers d'une bonne politique autoritaire.
A demain peut-être...

mercredi 4 février 2009

Un de plus

Rencontrer la bêtise humaine est chaque fois un choc. Je sais bien qu'il en existe beaucoup sur cette planète et qu'on en rencontre relativement souvent. Mais de l'essence de bêtise, de la connerie sublime, de l'abrutissement abouti, du crétinisme total, du gel neuronal à zéro Kelvin, c'est tellement rare qu'on a tendance à oublier que ça existe. Pourtant, ça met un coup quand on rentre dedans. Ça surprend tellement que c'en est déprimant, comme une œuvre d'art parfaite qui laisse à penser que c'est la fin de l'art.
Le vrai problème est de comprendre ce qui se passe dans l'esprit embrumé du crétin, comment un murissement peut arriver à terme dans les termes exprimés. Où est la frontière entre le psychotique et l'abruti ? Le raisonnement est tellement bancale et tellement éloigné du réel !
Bon, je suis tombé dessus par hasard, un crétin qui se forge un jugement sur tout et tous avec des informations de seconde main et ressort ses haines et ses pensées aigries dans un contexte décalé.
Cela écrit, en cette saison, les exemples d'utilisation et de manipulation de l'information font légions, surtout dans l'équipe de notre leader maximo. Je vous les livre en vrac : la grève était mineure, l'hôpital a les moyens de ces missions, les préfets sont responsables des manifestations sur le chemin du leader maximo, c'est de la responsabilité des SDF de se trouver un abris quand il gel, les saboteur de lignes électriques de TGV sont des terroristes, etc...
On ne peut blâmer le péquin moyen de calquer ces raisonnements à deux balles et ces raccourcis vites faits. Pour revenir à notre leader maximo, ce qui lui embrume l'esprit, c'est son égo, c'est criant. Dans l'autre cas qui me préoccupe, je ne saurais dire ce qui embrumait l'esprit du crétin, je ne le connais pas assez.
Bon, il a tout de même des points très positifs dans cette crise, Citroën va enfin ressortir la DS. Back to the 50th, surtout que le ministère de l'information va ressortir des vieux cartons pour un revival commun.
A demain peut-être...

vendredi 23 janvier 2009

Crac Boum Hue...

Ça y est, j'ai rechangé de modèle. Ça me démangeais depuis un certain temps, le modèle précédent n'était pas du tout adapté à l'hiver. Comme vous ne le verrez plus, il vous faudra faire un petit effort de mémoire pour le revisualider.
Mon ado qui s'essayait malgré lui à la traversée d'escalier pourri dominical vient de se faire exclure du lycée pour une journée... Alors là, expérience, expérience, comment faut-il la jouer pour ne pas être trop... Trop quoi ? C'est quoi l'important là dedans ? Est-ce que je dois lui interdire de sortir pendant trois mois et l'enfoncer dans une relation d'enfant-parent ? Dois-je le menacer pour que sa conscience finisse un jour par lui dire 'ne fait pas de connerie, quelqu'un va t'engueuler' ?
Ne pas se référer à 'L'art de la guerre' pour régler les affaire d'adolescent, ne pas se prendre pour un éducateur de centre de redressement, agir avec un homme de 17 ans comme avec un homme de 45... Est-ce grave d'être viré pour une journée du lycée ? Bref, tempête sous un crâne de père.
Il y plus drôle en ce moment... Par exemple, Ségolène et Obama. La première lecture de l'interview dans lequel elle donne la source d'inspiration de l'équipe d'Obama fait hurler de rire. Mais en aucuns cas, on ne peut croire à un second degrés, c'était trop spontané. Ce sens de l'humour chez elle, je n'y crois pas. Elle est vraiment aussi mégalomane (mégalowoman ?) que notre leader maximo.
En fait, ce serait drôle si ce n'était pathétique. Les hommes et les femmes que produisent notre structure de pouvoir ne sont vraiment pas fréquentables. Il faut trop d'avidité pour arriver au sommet d'une organisation politique. Il faut marcher sur trop de têtes, ça déforme les pieds qui ne supportent plus de toucher le sol. Dan Simmons prétend que c'est l'empathie qui sauvera le monde ('la chute d'Hypérion'), la rédemption n'est pas pour demain.
A demain peut-être...

lundi 19 janvier 2009

Un par mois

Un post par mois, c'est léger... C'est que castor, c'est un métier prenant. Comme disait Dutronc, le castor, travail avec sa queue et avec ces dents (Crac Boum Hue)...
En général et sans me vanter, je travail pas trop mal. Mieux en tous cas que l'espèce d'assassin qui a fait le gros œuvre dans ma maison. Si vous voulez l'éviter, envoyez-moi un mail, je vous passe ses coordonnées complètes. Donc, cet espèce de voleur incompétent a posé un escalier en bois voici un an et demi. Un de mes fils est passé au travers ce week-end. Par chance, il est sportif, possède plus de réflexe que moi et sait atterrir. Donc, pas de bobos. J'en suis quand même pour quelques heures de réparation d'escalier et un bon flip dans la musette.
Photo des trois marches en moins.


Imaginons que cela se soit passé la veille au soir avec une quinzaine d'ado dans la maison et qu'un de ceux qui ne m'appartiennent pas soit passé dans le trou, se soit pris l'escalier en béton deux mètres plus bas et se soit, au mieux, cassé quelque chose...
Passons sur cet incident déplorable et si vous voulez des infos sur la consolidation d'escalier en bois, n'hésitez pas, je maîtrise.
Pour revenir aux choses sérieuses, que c'est-il passé depuis un mois ? La justice française a sessée d'être indépendante, notre leader maximo a décidé que l'hôpital public avait suffisament de crédit, il a fait un froid de gueux et j'ai bossé. Rien de très important somme toute.
A la prochaine peut-être...

vendredi 19 décembre 2008

Tout est figé...

La froid et la fine bruine gèle les neurones. Le gris fige la soupe de matière grise qui permet parfois d’écrire des articles plus ou moins intéressants. Ou alors, le blog est une discipline incompatible avec une vie privée, une vie familiale, une vie sociale et professionnelle soutenue. Cela veut-il dire que tu n’as rien fait sur ces plans là pendant des mois ? Il faut bien avouer que ces aspects là étaient largement passés au second ordre pendant mon séjour dans les Caraïbes. Les blogueurs quotidiens m’impressionnent par leurs constances. Au-delà de la motivation, il n’est pas forcément évident de trouver un sujet pertinent, cela se note sur la plupart des blogs, même le mien. Il faut bien trouver l’espace pour écrire, l’espace intérieur, l’espace temporel, l’énergie pour s’intégrer au model que l’on a mis en place. L’acte de création est toujours douloureux même s’il est roboratif et qu’il se transforme en une incroyable source d’énergie quand il est abouti.
L’écriture se nourrit souvent de boucs émissaires et ce n’est pourtant pas ça qui manquent. Prenons notre cher gouvernement par exemple. Rappel des faits : un message arrive chez nos amis des forces de l’ordre indiquant que quelques explosifs sont à disposition du public dans un grand magasin parisien. Là-dessus, on évacue ledit lieu public et on fouille comme il se doit. On retrouve cinq pains de dynamite sans détonateur dans les toilettes du cinquième. Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin, le ministre de l’intérieur elle-même, se déplace de la Place Bauveau pour apparaître devant les caméras de télévisions, que la proximité de l’évènement ont fait accourir ventre à terre. Et de protester que nous ne cèderons jamais aux extrémistes, que la démocratie n’a pas de leçon à recevoir de ces gens là, etc… Ce serait drôle si ce n’était pathétique. Pour ce qui est certainement un canular ou une vengeance d’employé éconduit, on fait une affaire d’état. Les ministres de notre leader maximo sont prompts à réagir aux opérations commerciales de proximité, c’est une qualité chez un chef de rayon. On peut quand même se poser la question de la réflexion dans ce bric-à-brac de bonimenteurs que forme la garde rapprochée de notre leader maximo. Du ministre de l’éducation nationale à celui de l’intérieur en passant par celui des affaires étrangères, la cacophonie est le style prédominant de nos gouvernants.
A demain peut-être…

dimanche 23 novembre 2008

Bio pomme

Je reprend un thème qui m'est cher en publiant le lien vers cette bande annonce :
http://www.premiere.fr/Bandes-annonces/Video/Nos-enfants-nous-accuseront
pour faire suite à l'excellent livre de DSS : "Anti cancer".
Il faut manger Bio, faire le tri dans les labels plus ou moins arnaque et trouver des sources d'approvisionnement à des tarifs un peu moins astronomiques que ceux pratiqués par mon super marché préféré. Pour exemple, le jambon normal à 14,60€ le kilo se transforme en jambon de luxe 36,90€ le kilo quand il est labellisé bio. Un rapport de 1 à 3. Ce rapport tombe de 1 à 1,5 quand on attaque la crèmerie, beurre et œufs. Ce qui semble être le plus petit des facteurs multiplicateurs des labels bio. C'est aujourd'hui le prix à payer pour éviter que des produits plus que douteux n'entrent dans la constitution de notre alimentation. (cf. l'affaire des huiles industrielles recyclées alimentaires d'il y a peu).
Les produits bios sont donc des produits chers. Les pauvres peuvent continuer à manger de la m..., les riches à survivre.
Première réflexion, le phénomène que nous connaissons à l'échelle géo économique mondiale se rapporte maintenant à l'échelle économique locale. Les disparités économiques font que sur les côtes de l'inde on dépiaute des cargos plein de cochonneries. Ces mêmes cargos ont servis à transporter les cochonneries des pays émergents vers les pays industrialisés. On retrouve ces différences dans nos régions. Les habitants des régions agricoles sont en contact beaucoup plus fréquent avec les pesticides et les engrais. Cochonneries fabriquées dans les agglomérations industrielles (voir la vallée du Rhône ou la basse vallée de la Seine).
Deuxième réflexion, la vie dans les campagnes occidentales n'est pas vraiment la vie saine que l'on imagine. La proximité des pesticides en fait un cadre environnemental dangereux. Vive la vie en ville, nous n'avons que les pollutions dues aux hydrocarbures pour nous empoisonner.
Troisième réflexion, sans impulsion politique, genre bio taxe comme l'éco taxe, pas de résultat possible. Pour un rééquilibrage de l'offre, il faut l'orienter. Ça fonctionne pour l'automobile, il faudra juste passer outre les lobbies de la chimie, de l'agriculture et de l'agro alimentaire pour que ça fonctionne. Ce n'est pas une mince affaire.
Bon appétit et à demain peut-être...

samedi 22 novembre 2008

jeudi 20 novembre 2008

Mon lapin...

Je ne sais pas vous, mais moi quand j’ai vu sur les bus cette campagne d’affichage contre la consommation de viande chevaline, je me suis dit que je me ferais bien un steak de cheval. C’est une viande fine, dépourvue de parasite, même si elle n’est pas dépourvue de produits chimiques, surtout quand le cheval a fait de la course.
Une amie aide vétérinaire en Normandie, du coté de Deauville, m’a raconté les chevaux après les courses : sang dans les poumons, bave d’EPO, muscles et cœur au bord de la rupture. L’alternative proposée est donc la torture pour les courses du PMU ou la boucherie. Les deux alternatives n’étant, en générale, pas des alternatives mais des suites logiques dans la vie du canasson. Le cheval en liberté, galopant dans les étangs de Camargue, c’est une chouette image mais ce n’est pas celui que l’on mange. De la même manière, il n’y a jamais autant de taureau à manger dans les restaurants de Séville que pendant la période des corridas.
Dernièrement, je suis tombé avec bonheur sur la nouvelle campagne de la fondation BB sur les bébés phoques et les lapins, des affiches en 3 mètres par 4 sur les ‘dadas’ de BB, en me souvenant du lapin à la moutarde de samedi dernier. C’était bon. Je vous passe la recette vite fait : couper le lapin en morceau après l’avoir dépecé, réserver la peau pour une écharpe ou un manteau, émincer un oignon, faire revenir une demi livre de poitrine fumée coupée en dés avec l’oignon dans du beurre. Quand l’oignon est transparent, ajouter le lapin abondamment tartiner de moutarde à l’ancienne pour le faire dorer. Baisser le feu et mouiller avec un petit vin blanc sec. Laisser mijoter une vingtaine de minute en veillant à ce que ce ne soit jamais sec. Au moment de servir, ajouter une bonne louche de crème fraiche. Accompagner de tagliatelles fraiches. C’est drôlement bon ! Je me demande si les Inuits cuisinent le phoque de la même manière ?
A demain peut-être…

samedi 15 novembre 2008

La toussaints au carré


"Avec un ciel si gris qu'un canal c'est pendu" J. Brel, le plat pays
C'est en gros l'impression que donne le mois de novembre à Paris.
A demain peut-être...

jeudi 13 novembre 2008

Salsa leçon n°2


'Fizz était au bord du lit et je respirais son amour et je goûtais son amour et j'entendais son amour et mon amour se tendais vers son amour et j'arrivais là où était ma place, là où je voulais vivre et mourir et le monde était un bout de peau et le monde était deux bouts de peau et le monde n'était que bouts de peau et le monde était liquide et le monde était serré et le monde était un fourneau et le monde se mouvait et le monde glissait et le monde explosait et le monde finissait et le monde finissait et le monde cessa d'exister'
Tarun J Tejpal , 'Loin de Chandigarh'
Pour la seconde leçon de Salsa, Il faut un peu de Barcelo Imperial : écraser un citron vert coupé en quatre au fond d'un verre à moutarde, saupoudrer de deux cuillères à soupe de sucre de canne roux, finir de remplir le verre avec de la glace pilée et boucher les trous avec le Rhum. Remuer avec la petit cuillère avant de boire la moitié et de cliquer sur ce lien :
http://fr.youtube.com/watch?v=kaJzm4_ktDU&feature=related
Mes pieds n'en peuvent plus.
A demain peut-être...

mercredi 12 novembre 2008

Salsa leçon n°1

Déboucher la bouteille de Barcelo imperial ramener fraichement, verser 10cl dans un grand grand verre, ajouter de la glace jusqu'en haut du verre et boucher les trous avec de la limonade, boire la moitié puis cliquer sur le lien ci-dessous :
http://www.youtube.com/watch?v=OC7AQ9HqmMI
Si vos pieds ne bougent pas au bout de 20 secondes, c'est que le rhum est passé ou que vous n'avez pas enlevé les écouteurs du iPod qui vous diffuse Sum41 à donf dans les oreilles...
A demain peut-être.

mardi 21 octobre 2008

Optique d'Eumile


Vieillir, il y en a qui n’aiment pas. Moi, j’accueille plutôt benoitement chaque nouvelle journée qui se présente et mon humeur dépend plus de la latéralisation pédestre du saut du lit, de la durée du sommeil qui l’a précédé, encore plus de la présence de ma moitié dans ledit lit et de son humeur au réveil que de l’âge du capitaine.
Le stress de la suractivité du jeune winner laisse doucement la place à la philosophie du vieux sage (ça va les chevilles ?).
Cela écrit, ce n’est pas l’âge en soit que l’on regrette, ce sont toujours les effets collatéraux : rides, cheveux blancs, gras où il ne faudrait pas, ça c’est pour l’aspect extérieur ; vue et ouï qui baisse, capacité à l’effort physique qui diminue, précision et vitesse de réaction aussi en baisse, pour le coté perception. Parfois, les neurones ne fonctionnent plus bien et, au-delà d’Alsheimer et des maladies du genre, l’âge à tendance à fixer des comportements difficiles à vivre pour l’entourage. Il arrive fréquemment que l’homo sapiens sapiens vieillissant devienne chiant.
Les rides, les cheveux blancs se portent sans soucis. Pour le gras, il faut faire un peu plus attention à ne pas bâfrer n’importe quoi et on s’y retrouve. Un peu plus d’attention à ce qui se dit et une plus grande anticipation des réactions des autres sont favorisés par l’expérience acquise. De saines lectures et la fréquentation de la société sont au moins un miroir aux changements de comportement.
Le seul vrai truc vraiment nul, ce sont les lunettes. C’est nul les lunettes et pourtant, comme la mort et les taxes, c’est une des seules choses vraiment certaines de la vie humaine : les yeux se dégradent avec l’âge pour peu que l’on ai la chance de vieillir suffisamment, de casse couilles, on devient presbyte. Les lunettes sont l’invention la plus géniale et la plus nulle du génie humain. C’est d’un pratique sans nom mais ça nécessite une maintenance de chaque instant. En gros, pour y voir clair avec des lunettes, il faut soit ne rien y voir du tout, ainsi, le porteur de lunettes n’est pas gêné par les défauts de ces prothèses, soit les nettoyer toutes les trois minutes, ce qui est au-delà de l’exaspérant et ajoute encore une tâche à hiérarchiser dans la forêt des trucs inutiles à faire tous les jours.
Quand, en plus, il pleut dessus, c’est le pompon.

lundi 20 octobre 2008

Sur ce que je n’ai pas à faire…



J’ai souvent le sentiment qu’il ne se passe pas grand-chose dans ma vie mais, contrairement à ce que disait Einstein, tout est relatif. Quand on mesure l’activité maximum de certains de nos contemporains, il arrive que l’on se retrouve face à un abime insondable d’où il ne ressort rien. De fait, lorsque le vide intellectuel rejoint l’inaction chronique, on comprend que la Star Ac ou le journal de TF1, avec ou sans PPDA, fassent de l’audience, que les cartes à gratter fassent de l’argent et que les torchons people se vendent. Là, débrancher la télévision est une action nécessaire.
Maintenant, ce n’est pas ça qui est frustrant, ce qui est frustrant, c’est la quantité de choses à faire et que l’on n’a pas le temps de faire : reprendre le piano, la guitare, visiter le Louvre, repasser les chaussettes, poser une nouvelle applique dans les toilettes, prendre des billets d’avion pour passer noël au pôle sud, changer la porte du garage, réserver le baptême en chute libre, signer la pétition contre la suppression des baleines dans les soutiens-gorges Playtex, penser à changer de président de la république et j’en passe, sans ordre de priorité…
Car c’est là le problème, c’est dans la hiérarchisation des tâches. Les professionnels sous-lettrés disent prioriser ou pire priorétiser. Je rappelle juste ce mot pas très beau et difficile à prononcer, mais l'unique vocable de notre belle langue qui sert ce concept : hiérarchiser. On va encore me traiter de donneur de leçons…
Bon alors, le matin, quand je m’apprête à quitter mon nid douillet pour aller gagner les quelques dollars qui me permettrons de nourrir, loger, habiller, transporter, payer des études, une PS2, des vacances au ski, à la mer, les cotisations des clubs de sport et j’en passe à ma nombreuse famille, j’ai un nombre de trucs incroyable à faire et à penser. A tel point que mon cerveau vieillissant en loupe une bonne partie. C’est dans la hiérarchisation automatique de ces tâches que je rame un peu. Entre mettre les chaussures après leurs avoir redonné un petit coup de noir, histoire d’avoir moins l’air d’un SDF, penser à mettre la clef dans un endroit où la femme de ménage la retrouvera pour nettoyer la maison, poster le courrier qui traine depuis trois semaines (dont la troisième tranche de l’ISR), nourrir le chat, réveiller le dernier, il m’arrive d’en perdre en route.
Je me dis que parfois, je devrai rebrancher la télé. Peut-être que les choses importantes me sauteraient aux yeux et ça me ferait au moins un sujet de conversation au bistrot.

mardi 7 octobre 2008

A la pèch'o mouleus, mouleus, mou leus...

Les déplacements de notre leader maximo sont toujours plein de surprises. D’abord parce qu’ils sont dictés par l’émotion de l’actualité ensuite parce qu’à force de prendre des gamelles médiatiques, il veut tout maîtriser. On ne sait donc rien de 50% des déplacements qui auront lieu dans la semaine qui suit. Or, l’actualité du jour, c’est la chute de la bourse et la baisse de l’emploi industriel.
Donc, notre leader maximo file à Sandouville pour consoler les pauvres ouvrier qui vont bientôt pourvoir aller à la pèche aux moules plutôt que de s’éclater sur des chantiers Kayzen, Hoshing ou 6 Sigmas, en plus de fabriquer des voitures de collection. En effet, si la Laguna est un véhicule formidable avec de vraies parts de marché, le marché est tellement faible que la fabrication pourrait se faire à la lime, au marteau et au cutter, la capacité de production serait encore largement supérieur à la demande.
Bref écrivais-je, notre leader maximo va consoler les ouvriers de Renault qui sont en grande majorité CGT. Ces conseillés lui avaient-ils caché se détail ? Son utopisme, à moins que ce ne soit son égo, lui soufflait-il qu’il pourrait tenir un discours de leader syndical face au peuple en colère contre les patrons que les profits n’empêchent pas de licencier ?
La suite et la fin sont pitoyables : des CRS qui tentent de préparer un terrain propre et net pour une intervention de sauveur national, une confrontation intéressante entre quelques centaines d’ouvriers passablement remontés et les CRS qui n’ont pas forcément envie d’en découdre, une heure de retard, un discours simpliste sur la grève et un retour la queue entre les jambes vers un parlement européen ou une autre gamelle l’attend : la riposte graduée à l’échelle européenne.
A demain, mais ça m’étonnerait quand même.

samedi 4 octobre 2008

Sous traitance

Ca m'agace de fermer ce blog, alors je le rouvre.
C'est vrai, je m'énerve pour un rien. Cette semaine, c'est La Poste qui détient le pompon. Mon nouvel aspirateur sans sac acheté moins cher que gratuit sur EncoreMoinsCherQueDarty.com était sensé comblé mon lundi soir de sa technologie sino-finlandaise, et surtout, palier au décès de son prédécesseur, dieu ai son âme.
Après m'avoir déposé le courrier pour un complet inconnu pendant deux jours, voilà que La Poste, enfin le 48h chrono (Ouarff), me dépose un avis de passage un jour que où j'étais chez moi ! Repasse le lendemain avec le même avis de passage, mais par terre alors qu'il pleuvait, pour qu'enfin je me déplace le samedi suivant afin d'éliminer toute la poussière accumulée en dix jours. Donc, depuis que La Poste sous-traite la distribution des colis, les usagers vont les chercher au guichet. Il y a un sous-traitant qui ne fait pas le travail pour lequel il est payé.
C'est un mouvement général, la sous-traitance s'étend pendant que toutes les entreprises se 'recentrent sur leurs métiers'. Par exemple, G.W.B., maître du monde en fin de carrière, sous-traite son intelligence à la célebre firme 'Intelligence limited'. Là non plus, le sous-traitant n'a visiblement pas fait ce pourquoi il était payé.
Ici notre leader maximo ne sous-traite rien. Ce n'est pas pour ça que le travail est mieux fait.
Je m'agace, je m'agace mais il arrive que je reçoive du courrier, je peux d'ailleur aller le chercher au guichet, ainsi que les colis, etc... J'ai passé huit mois dans un endroit où le courrier n'a qu'une chance sur dix d'arriver à destination.
A demain... Mais ça m'étonnerai quand même.

lundi 22 septembre 2008

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle

Ce qui est bien avec l’automne, c’est que c’est prévisible. Pas comme les catastrophes naturelles ou les accidents d’avion. On est obligé de faire des calculs statistiques compliqués pour finir par tomber à coté, surtout pour les accidents d’avions, ou ne rien voir du tout. Avec l’automne nous viennent les péripéties habituelles de la rentrée et surtout, le froid. C’est un lieu commun de dire ça mais quand on a vécu 8 mois au dessus de 25°C, c’est fondamental le froid !

C’est peut-être ça qui gèle cette plume que je ne ressors qu’une fois par quinzaine pour ne publier qu’un article sur deux… Ce qui laisse peu de place à la surprise quotidienne, ça ne laisse même pas infuser les colères et les frustrations. Et puis, que faire partager de mes voyages inter banlieue en scooter ou de mes week-ends dans les plâtres et la plomberie. Il y a eu source d’inspiration plus productive. J’ai donc décidé de clore ce blog le temps que je resterai en France. Et je crois que c’est parti pour durer un peu. Si j’en rouvre un, ce sera sur un sujet précis, enfin, au moins avec une argument du type maladie grave, expérience professionnelle bizarre ou voyage lointain comme celui que je clos aujourd’hui. En tous cas, je laisserai le lien sur celui-ci, j’ai pris tellement de plaisir à le faire…

A bientôt,

mardi 2 septembre 2008

Temps de traitement

L’expérience est probante. Rouler comme un dominicain dans Santo Domingo et ne pas avoir la tête d’un dominicain, c’est risquer d’être pris pour cible par la maréchaussée. C’est quoi rouler comme un dominicain, c’est faire fi des signaux lumineux, ne regarder que les autres automobilistes et les contrôleurs de trafic. Par exemple, pour tourner à droite s’il ne faut traverser aucune rue, il suffit d’attendre que personne ne vous en empêche, quelque soit la couleur du feu. Ce type de règle est complètement acceptée par les agents de police qui font la circulation.
Bon, lorsque j’ai failli en écraser un qui voulait me signalé que j’avais grillé le feu rouge, j’aurai pu être son cousin, je ne pense pas que cela aurait changé grand-chose. Il était plutôt fumasse. La pauvre cible me demande donc mon permis de conduire. Petite sueur froide de l’auteur auquel on a mainte fois répété qu’il ne faut jamais laisser l’original d’un papier officiel à un policier local. Heureusement, coté permis de conduire, j’ai des ressources inavouables. Je laisse donc le chargé de circulation me verbaliser et, contrairement à toutes les informations que l’on m’avait données, il me rend mes papiers avec un billet rose m’engageant à régler une somme indéterminée à l’équivalent de la préfecture locale.
Après enquête approfondie, et réflexion non moins approfondie, je me résous à ne rien faire du tout. Il y a quelques années, j’avais rencontré un consultant en logistique qu’une mission avait conduit au ministère de l’intérieur. Il était en charge de réduire les temps de traitement des contraventions. A l’époque, pas si lointaine, le temps minimum de relance d’une contravention était de six mois en France. Sachant que l’administration dominicaine ne doit pas être dans une phase d’optimisation mais plutôt de consolidation, et qu’il ne me restait plus que trois mois à passer dans le pays, les probabilités pour que je sois inquiété par le sujet étaient extrêmement faibles. De fait, je suis parti de république dominicaine avec le papier rose.
Le même type d’incident est arrivé à un collègue qui c’est débarrassé de l’affaire en payant quelques pesos au policier qui l’avait arrêté. Mais il ne faut pas le dire. Pour ma part, je n’ai jamais osé pas ce type de démarche.
A demain peut-être,

mercredi 27 août 2008

Où il ne faut pas prendre les sourds pour des imbéciles



Il n’y a pas de poste publique en République Dominicaine. S’il y en a une, elle fonctionne tellement mal que personne ou presque ne l’utilise. C’est peut-être aussi parce qu’il y a 15% d’analphabétisme et qu'aucune rue n'est signalée… J’ai même entendu suggérer que seul 40% des objets et lettres confiés à ladite poste arrivaient à destination. Mais comme ce sont des logisticiens qui m’ont dit ça, je crains que ce ne soit soumis à caution. Bref, les dominicains ne s’enorgueillissent pas d’une institution comme La Poste dont on ne sait plus très bien si elle est privée ou publique et qui, si elle fonctionne merveilleusement bien en comparaison son homologue dominicaine, possède des mœurs bien particulières en terme de contrat de travail et de traitement de sa main d’œuvre. Les postiers à deux voire trois vitesses.
La première catégorie de postier est celle à laquelle appartient notre cher Besancenot. Salariés fonctionnaires, privilégié comme oserons avancer certains. Privilégier car, pour gagner le SMIG, il leurs suffit de travailler normalement, parfois pas trop. Privilégier car, pour gagner le SMIG, ils ont une garantie de l’emploi. C’est quand même scandaleux que des gens arrivent à gagner le SMIG sans bosser comme des ânes et sans avoir peur de se faire virer du jour au lendemain !!! J’en connais un certain nombre qui prétendent ce genre d’ânerie alors qu’ils n’ont jamais travaillé plus de deux heures par jour pour trois fois le SMIG…
La seconde catégorie, ce sont les salariés contractuels à horaires fixes. Ils ont le même type de travail sans la garantie de l’emploi. Ils sont soumis à un peu de flexibilité. Toujours pour le même salaire et les mêmes conditions de travail.
La troisième est celle des contractuels à horaires variables. En gros, j’ai un sac de courrier à distribuer ce matin, j’appelle Truc qui va me le distribuer et je ne le paierais que pour cette distribution. Flexibilité totale, pour un salaire inférieur puisque seul les heures travaillées sont payées. Un concept d'une grande modernité semble-t-il. Et dire que certains ne font même pas grève pour ces conditions de travail lamentables puisqu’ils n’en profitent pas…
Mais, ce n’est pas pour ce type de revendication josébovisto-cégétiste que j’écris ce papier. C’est à propos de la préposée au guichet de la poste à coté de chez moi qui prend les sourds pour des imbéciles. Un vieux monsieur qui avait le handicap de ne pas être Français de souche, et de plus était un peu dur d’oreille, pose une question à ladite préposée. Laquelle lui demande s’il a cinq minute car l’opération va durer un peu. Le monsieur fait répéter trois fois la question à la préposée qui ne comprend pas que le volume n’est pas assez fort pour le système auditif très usager de l’usager. A la quatrième itération, les deux parties étant d’accord sur la question et la réponse, la préposée s’en va poursuivre sa mission de service publique dans l’arrière boutique en pestant de manière fort peu civile. Pour ceux qui ne sont pas sourd, ces propos étaient même insultants. Lequel des deux est l’imbécile ?
A demain peut-être…

mardi 26 août 2008

En avoir ou en être

La République Dominicaine revient de Pékin avec deux médailles. Une en boxe et une en Taekwondo. Elle se classe sur le même rang que le Portugal ou la Belgique. Rien que de très normal si l’on considère que les trois pays ont la même population, à peu de choses près.
Mais revenons sur cette organisation et ce pays étonnant, la Chine. Les bilans, comme cet humble billet, font légions. Il faut lire le très intéressant article de la Tribune de Genève et ces commentaires. La Chine est un pays plein de contrastes. Il est à la démocratie ce que le bioéthanol est à l’écologie : l’arnaque du siècle. On prend une révolution communiste, on y ajoute l’économie libérale, là, Mao a fait trois tours dans sa tombe et Marx succombe immédiatement d’une crise d’apoplexie foudroyante, et on obtient le pire des régimes actuels : une dictature libérale. Travail des enfants, répression aveugle, poursuite systématique des opposants, information muselée, on a le vrai cocktail des pires dictatures. Champion du monde des exécutions capitales, des déplacements de population et du nombre de journalistes en prison, la Chine est le paradis de certains que la grande marche avait tenté d’abolir.
Les USA avaient eu le courage ou la décence de boycotter les jeux de Moscou, personne n’a eu le courage ou la décence de boycotter ceux-là. A noter que visiblement, seuls les sprinteurs Américains ont boycottés ces jeux (sic.) Les petits soubresauts médiatiques de notre leader maximo sur le Dalaï Lama et le Tibet n’ont pas fait la moindre ombre au spectacle.
Les commentaires sur les articles comme celui de la Tribune sont parfois affligeants. Traitez-moi de penseur unique si vous voulez, mais qualifier de stalinien un journaliste de la Tribune de Genève ou de voyou les militants pro-Tibet, c’est aussi absurde que de traiter de communiste l’actuel premier secrétaire du PCC.
A demain peut-être…