En direct de là où je suis. Un jour, une photo depuis mon retour de Santo Domingo

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mardi 8 juillet 2008

Bertha


Il me semble que nous allons rater le premier ouragan de la saison. Vous n’aurez donc pas de reportage en direct sous la tempête. En effet, Bertha se dirige au nord. Heureusement pour la République Dominicaine. Il est impressionnant de voir la photo satellite. La tempête fait deux ou trois fois la surface de l’île. C’est plutôt bien de savoir que les toits de tôles ondulés ne craignent rien pour l’instant.

Ce jour, dans le monde, il y a un article intéressant, signé par des cinéastes estimables, sur la riposte graduée proposée par notre leader maximo. Loi qui a été pour lui, disons-le pour la petite histoire, l’occasion de rencontrer son actuelle femme. Que la sauvegarde d’un business model éculé soit l’occasion pour quelqu’un comme Costa Gavras d’affirmer qu’une loi qui permet l’analyse systématique du contenu des échanges entre internautes n’est liberticide me laisse sur le cul. J’avais bien regardé Z, ‘L’aveu’, et dernièrement ‘Amen’, je n’y avais pas trouvé ce type de combat. La construction même de la proposition de loi est tout à fait éloquente, prenons des constructeurs automobiles, des fabricants de pneumatiques, des pétroliers, des pilotes automobiles professionnels et demandons leur de nous faire des propositions sur l’environnement. Pendant ce temps, la mer monte…

Ici, nous sommes loin de la proposition de loi Olivienne, du Grenelle de l’environnement et de toutes ces préoccupations au demeurant fortes importantes. Les CD et les DVD se piratent et s’achètent dans la rue pour la modique somme de 90 pesos. Les voitures consomment des hectolitres d’essence, c’est normal, celle-ci est deux fois moins cher qu’en Europe. Pour exemple, une publicité pour un 4x4 Allemand met en avant une faible consommation de 17 litres au 100km. Seul point positif, personne n’a besoin de chauffage, mais comme tout le monde à la climatisation, ça doit compenser un peu.

A demain peut-être…

mercredi 7 mai 2008

Be cool


Aujourd’hui, un article en trois parties, pas énervées ou peu.

- Cyclonique,

Le printemps est très chaud ici. Il suffit de sortir déjeuner pour s’en apercevoir. Ce qui fait dire à des dominicains que la première partie de la saison des cyclones risque d’être assez active sur les Caraïbes. La première partie, c'est-à-dire la période de juin à septembre. Ça éclaire les statistiques de vent d’été en République Dominicaine. En effet, quand un cyclone passe avec des pointes de vents à 200 ou 250 km/h, il peut faire pétole le reste de la semaine, histoire de réparer le plus gros des dégâts, ça ne baissera pas beaucoup les statistiques. C’est comme quand Bill Gates rentre dans un bar, le nombre moyen de millionnaires en dollars dans le bar fait un bon vertigineux. Mais Bill Gates fréquente-t-il des bars où il n’y a pas de millionnaires ?
En voyant les images de Birmanie, on se dit que ça ne va pas être la fête tous les jours. Mais, les dominicains disent aussi que le cyclone meurtrier birman ne serait coté que 3 sur l’échelle des cyclones des caraïbes qui compte 5 échelons. Ce qui en fait un cyclone d’intensité moyenne. Un truc courant dans ce pays. Si j’en vis un, je vous fais un reportage en direct.
Ca me fait penser que si on veut naviguer sur cette mer, il va falloir prévoir ça en mai.

- Chaleur

Quand il fait chaud, on a tendance à marcher plus lentement. J’avais déjà l’impression que les gens marchaient lentement dans les rues de Santo Domingo, mais ça se précise avec l’augmentation des températures. D’ailleurs, j’étais surpris du rythme parisien pendant cette quinzaine française, il y fait plus froid qu’ici. Je me demande si ça n’influence pas le rythme de travail ? Un peu d’éthologie du dit travail permet de vérifier qu’il existe une température optimum de productivité. Je revenais énervé par un certains nombre de choses en suspend et en fait, les projets vont leur petit bonhomme de chemin pas énervé pour deux sous. La gentillesse des dominicains ne laisse pas de place à l’énervement. « El mundo no se va a acabar » dit-on à Santo Domingo (le monde ne va pas s’arrêter). Be cool! Et je le redeviens. Ici, plus que de la capacité à atteindre vite un résultat, il faut de la patience et de la suite dans les idées. Ça permet de mener beaucoup de projets de front, j’adore ça.

- Question de temps,

Combien faut-il de temps à un banquier pour s’apercevoir que le gérant des 3 millions d’Euros qu’il a placé dans une PME est incapable de faire ce pourquoi on lui a prêté de l’argent ? 2 ans. Il reste beaucoup de question et surtout un constat : on peut être extrêmement créatif, excellent vendeur et mauvais gestionnaire. Il faut que j’y repense…

A demain