En direct de là où je suis. Un jour, une photo depuis mon retour de Santo Domingo

Affichage des articles dont le libellé est Kite surf. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kite surf. Afficher tous les articles

vendredi 15 août 2008

Leaving Cabarete


Au bout de quinze jours de kite surf non stop, il faut quitter Cabarete. Enfin, c’est aussi parce que l’avion était prévu ce jour là. Dans le genre spot particulièrement bien, il faut avouer que 13 jours de navigation dans l’eau chaude sur 15, c’est quand même pas mal, voir exceptionnel. Nous avons donc quitté le reef après un dernier tour hier. Même si le vent était un peu faible, c'était bon.
Dans l’apprentissage du Kite Surf, il y a deux périodes où l’on boit beaucoup d’eau : l’apprentissage du water start et l’apprentissage des sauts. Dans le deuxième cas, le mien en l’occurrence, on se tord les chevilles et les genoux, en plus.
A la suite de mon précédent post, je vais continuer dans la misanthropie. Les surfers sont obsédés par leur sport et peu enclin à l’ouverture d’esprit. D’aucuns diraient qu’ils se la pètent grave, surtout les profs. Que ce soit de surf, de kite surf ou de planche à voile, c'est pareil. Brice n'est pas loin. Quand j’étais petit, on disait que les surfer ne pouvaient pas se promener la nuit, à cause des Vuarnets… C’est toujours vrai. La description du blond par Gad El Mahle est excellente sauf qu’en plus, à la plage, il s’épile. Pour le reste de la population de la plage, cela faisait longtemps que je n’y avais pas passé de vacance, et le soin que prennent les vacanciers à soigner l’aspect de leur corps est impressionnant. C’est un véritable concours de bronzage, de pectoraux épilés et de fesses refaites. Il faut dire qu’à passer ces vacances dans le Cotentin, on ne rencontre que des anglais couleurs homard cuit à l’aspect très peu fashion victime.
A demain peut-être…

mardi 1 juillet 2008

Vacances et Salsa


Hier soir, c’était guet-apens au Madison Café. Après le jogging, je m’arrête pour une tartine et une Presidente. Il y a des soirs où on ne rencontre personne, d’autre où tout le monde est là, ou presque. C’était le cas hier soir. En lieu et place de la Presidente, c’était quelques verres d’Alfoz, une bonne salade, une crème brulée (un pur bonheur) et la promesse d’un autre week-end de Kite Surf à Cabarete. Le Kite Surf serait-il aussi une drogue dure ?
Manu, le sexe symbole du bureau, m’a passé hier une sélection de Salsa. Il y a quelques perles du Gran Combo de Puerto Rico et une reprise de ‘Je l’aime à mourir’ de Cabrel en Salsa Picante. Enorme.
Juillet, c’est les vacances. Enfin, quand j’étais petit, c’était le début des grandes vacances, des migrations touristiques en 404 ou en R16 vers l’Alsace, la Bretagne ou la Cote d’Azur… Ce n’était pas le bon vieux temps. Qui est retourné dans une R16 ou une 404 ? La moindre Skoda est infiniment plus luxueuse. Les voitures étaient inconfortables, les routes nulles, les voyages duraient des journées entières, il faisait chaud et on vomissait.
Ici, pas de vacances massives. La tendance, c’est l’américanisation. On bosse pour gagner de l’argent et l’argent devient l’objectif principal. On voudrait que les relations sociales tournent autour du travail et de la famille. Point. Mais nous sommes en République Dominicaine. Et ce n’est pas si simple. Les dominicains salariés ont 3 semaines de congés par an. Ils prennent les français pour des glandeurs finis, des gringos qui ont du fric et du temps. Je passe mon temps à expliquer qu’il y a une vie après le travail, que les amis, la famille, les loisirs ont une importance vitale pour l’équilibre personnel, que ce n’est pas parce que tu travailles moins que tu gagnes moins. Enfin ce n’est pas si simple non plus, mais il existe des stratégies pour faire en sorte de gagner suffisamment pour vivre confortablement sans se mettre en terre pour son boulot. J’entends les esprits chagrins gronder qu’il faut bosser pour s’en sortir… C’est l’apanage des travaillomans. Il en faut.
Le travail dur est contraire à l’intelligence humaine. Homo sapiens sapiens a inventé des outils pour se passer des tâches pénibles ou pour réaliser des opérations impossibles sans. Il est parfois valorisant de faire des travaux durs, on prend une bonne fatigue, ça fait team building, ça peut même permettre de réaliser des projets dont on pourrait être fier. Un éthologue connu (Boris Cyrulnik) donne comme mesure de l’intelligence du scarabée, le nombre d’essais qu’il tente pour passer un obstacle insurmontable avant d’en faire le tour. Notre intelligence devrait nous permettre de faire le tour des travaux pénibles, voir des travaux tout cours, plutôt que de les aborder crânement de front. Parfois, mes congénères sont aussi stupides que le plus stupide des scarabées.
A demain peut-être…

mardi 24 juin 2008

Chimiothérapie


Le kite surf, c’est vraiment bien au bout de la 6ème heure. Comme quoi, l’apprentissage est rapide. C’était à Cabarete. Cabarete, c’est toujours aussi bien.

Au retour, un groupe de dominicains faisait un barrage sur la route, une espèce de manifestation. L’objet était de récolter des fonds pour payer la chimiothérapie d’un voisin. On donne, et on s'en va, en espérant que tous les donateurs suffiront à financer la cure.

Je me souviens du commentateur économique de France Inter Jean-Marc Sylvestre, un libéral dur, qui, après avoir dit et redit que le système de soins français était à l’agonie, en faisait l’apologie. Pourquoi ? Parce qu’il avait été malade et soigné avec diligence, rapidité et compétence dans un système qui perd de l’argent tous les jours. Faisons un tour au siège social français d’un grand laboratoire pharmaceutique international à Marly Leroy. Passons par la cantine où on se voit proposé une quantité de mets raffinés servis par un personnel aimable pour un tarif dérisoire, attendons dans un salon luxueux du même siège social puis allons faire un tour à Cochin, hôpital public dont la qualité des soins n’est plus à louer. La cantine est pauvre, le personnel aimable mais pas très raffiné, la nourriture est basique pour un prix pas si dérisoire que ça. Et les visiteurs médicaux, les commerciaux des laboratoires, y ont leur QG. Par leur apparence, ils sont décalés de la population locale. L’argent va aux fournisseurs. Les lobbies pharmaceutiques savent dire que sans argent pas de recherche. Ce qu’ils ne disent pas, c’est que leur budget de communication est aussi important que leurs budgets de recherche ! Un bon mensonge répété souvent devient une vérité.

Bon après avoir taillé un costar au labos, revenons à nos moutons. Ici, en République Dominicaine, si tu n’as pas d’argent, tu n’es pas soigné. C’est simple et redoutable. Toute l’expression de la solidarité qu’ont les dominicains vis-à-vis de leurs semblables.
A demain peut-être...

lundi 19 mai 2008

Tout comme prévu

C'est avec quasi 54% des voix que le président sortant à été ré élu à la tête de la République Dominicaine. C'est ce que donnaient les sondages. Épatant non ?
Qui vivra verra.
Pour débuter en Kite Surf, il faut un harnais culotte ! Sinon, on se noie. C'est ce qui a faillit m'arriver samedi. Et selon d'autres sources, c'est un classique, quand on est pas taillé comme Arnold ou Sylverster, le harnais ceinture finit par remonter sous les bras et compriment la poitrine. Très désagréable. Aujourd'hui, premiers bords avec un harnais ceinture, c'était le pied. Ni plus, ni moins.
A demain, peut-être...