En direct de là où je suis. Un jour, une photo depuis mon retour de Santo Domingo
mercredi 14 mai 2008
Hôpital privé… pas de tout
lundi 12 mai 2008
Ligne 35 : Porte de Clignancourt - Juan Dolio
Après les vapeurs de rhum de la troisième mi-temps du samedi, il fallait récupérer un peu. Pour ça, rien de tel qu’un petit bain dans la mer des Caraïbes. Le dimanche près de Santo Domingo, le plus simple c’est vers l’est : Boca Chica, d’aucuns disent que le poisson le plus consommé y est la morue… Guayacanes ou Juan Dolio. Comme je connais un peu Juan Dolio, que ce n’est qu’à une demi-heure de voiture de Santo Domingo, je me laisse aller jusque là.
J’ai déjà évoqué ce bar tenu par un français sur le bord de la plage, un aspect m’avais échappé : coté plage, c’est caraïbes, les poissons a la plancha sont toujours aussi bons, la bière toujours aussi fraîches, la vue toujours aussi belle. Coté rue, c’est Belleville ou plutôt, porte de Clignancourt : un troquet parisien avec du pastis, des habitués, de vieux alcooliques, des putes, des fous et pleins d’autres personnages tous assez haut en couleurs… Bref, une population populaire parisienne, brut de fonderie exportée tel quelle à Juan Dolio où elle refait le monde tous les matins autour du café et du pastaga, pardon, du rhum. Ce qui est intéressant, ce sont les relations qu’entretient ce petit Belleville avec les locaux. Là, on en apprend : arnaques, trafiques, marché du sexe, etc. Les bases du commerce humain. De celui-ci qui vient raconter comment on l’a soulagé de quelques dizaines de milliers de pesos à celui-ci qui dit très simplement comment il s’est mis en ménage avec une mineure dominicaine, comment elle l’a présenté à ces parent et qu’il entretient maintenant, en passant par celle-là qui, à sa troisième bière de 75cl, se lance dans une vibrante éloge de la pachata, espèce de bossa nova locale. L’eau était fraîche et la plage toujours aussi belle.
A demain…
dimanche 11 mai 2008
Rugby dominicain
Je suis heureux de vous présenter l'équipe de 'Red Dragons' avec le président de la fédération dominicaine de rugby (Sauri qui porte le ballon). Les dominicains s'intéressent au rugby comme les marocains au hockey sur glace. Il y a quand même deux équipes à Santo Domingo : les 'Red Dragons' et les 'Caribes'. Quelques uns sont gaillards et quand ils ne le sont pas, ils courent vite. En tout cas beaucoup plus vite que votre serviteur, ce qui n'est pas très difficile, j'en conviens. Il y a quelques transfuges du football américain et pas mal d'étrangers dont l'entraineur (Hugo en tee shirt blanc au centre de la photo) qui vient d'Uruguay. L'autre entraineur, Eduardo, est argentin. Une équipe de bric et de broc avec peu de culture rugbystique mais un vrai plaisir de jouer. Pour ce qui est de la troisième mi-temps, pas de soucis, on reste sur les fondamentaux : bière, cacahuètes plus merengue, il faut bien s'adapter à la culture locale.
Pour les entrainements, deux à trois fois par semaine, excusez du peu, ce n'est pas parce qu'il n'y a qu'entre 5 et 14 joueurs qu'on ne se retrouve pas à 20 les jours de match.
Il n'y a aucun terrain avec des perches ici. De plus, le terrain d'entrainement des 'Red Dragons' est au centre de la piste d'athlétisme du parc olympique. Il a été utilisé pour le concours hippique des jeux panaméricains de 2003. C'est un vrai bac à sable.
La prochaine rencontre est internationale, une équipe de Guadeloupe passe par Santo Domingo le 7 juin, je vous raconterai.
samedi 10 mai 2008
Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?

Pierre Dac résumait assez bien les quatre questions philosophiques fondamentales :
- D'où venons-nous ?
- Qui sommes nous ?
- Où allons nous ?
- Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
J'ai déjà fait un bref aperçu des différentes formes d'absorptions de calories dans ce pays. J'aimerai écrire sur deux sympathiques cantines nocturnes.
La première est tenue par un marseillais, ça s'appelle le Madison Café. Une petite terrasse rouge sur Bolivar un peu avant le croisement avec Lincoln. La déco est faite avec gout. Sur une carte assez basic bistrot, il y a quelques éclairs de bon gout. Laurent s'attache à faire de la cuisine light. Sa dernière salade thaï est un bon exemple de cuisine light et excellente. Sa surprise de camembert est un peu moins light mais tout aussi bonne. On y trouve quelques vins mais ce n'est pas la spécialité de la maison qui est fréquentée par beaucoup de dominicains amoureux de la variété française. C'est curieux ce gout pour ce qui me semble être le dernier des trucs à exporté. En fait, j'en ai tellement été gavé par les frères Carpentier dans ma jeunesse... Bref, une carte qui change à intervalles réguliers et un service agréable mais pas pressé. De toutes manières, la République Dominicaine n'est pas faite pour les gens pressés.
La seconde cantine s'appelle EAT, entre Lincoln et Churchill, toujours sur Bolivar. Beaucoup plus New Age. La musique est jazzy/bossa. Il s'agit d'un presque self service. On passe les commandes devant un vitrine qui offre au regard toutes les salades imaginées par le chef. Là, c'est bien car en terme d'imagination, c'est fort. Ici, vous l'aurez compris, on mange des salades, des légumes à gogo, du poissons, des brochettes et quelques grillades. Les mélanges de légumes sont originaux et bons, même si l'assaisonnement se résume souvent au basilic et au vinaigre balsamique. Par exemple une salade d'épinards frais avec de fines rondelles de radis, de petits cubes de concombre, un filet de vinaigre balsamique et un peu de pistou le tout accompagnant un allez retour de steak de thon mariné. C'est loin d'être désagréable. En plus, on ne se fait pas assassiné par la caissière. Le lieu est fréquenté par la bourgeoisie locale. La terrasse est sous un flamboyant immense. Il arrive que des connaissances des serveurs soient là et du coup, la musique devient plus forte et moins agréable. L'intérieur est un vrai frigo. Les dominicains adorent diner au frigo.
J'avais oublié de signaler dans l'analyse des mœurs culinaires dominicains qu'il faut éviter les pâtisseries... Pour ceux qui connaissent un peu la cuisine andalouse, ça ressemble beaucoup : un délicat mélange de dessert anglais et de pâtisserie orientale... Des couleurs et des textures anglaises, des saveurs aussi étranges que les couleurs et du sucre à s'en faire une hyperglycémie foudroyante.
Pour finir, un petit mot sur notre leader maximo.
Les dictateurs ont toujours eu un problème avec la liberté d’expression. Ils ont de plus toujours eu tendance à affubler leurs adversaires politiques de leurs tares : intolérance, partialité, racisme, corruptibilité et j’en passe. Notre petit président c’est donc énervé contre la presse en la traitant de partisane. Mais de quel parti parle-t-il ? Du PS moribond ou de
C’est la démonstration de son incapacité à gérer son image de manière sereine, de sa schizophrénie médiatique, entre people et politique, il faut choisir. Rester le cul entre deux chaises est la meilleur occasion de s’y faire mal. La droite décomplexée n’est vraiment pas fréquentable… Je revois l’image de notre chère ministre de la justice accusant un secrétaire général du PS, jubilant de sa victoire au municipale, de propos agressifs et haineux. Pauvre François, il est bien incapable de haine, à peine d’agressivité. En revanche, vu la tête de la ministre ce soir là, je ne lui aurais pas demandé l’heure.
Ici, point de charge contre
mercredi 7 mai 2008
Be cool
En voyant les images de Birmanie, on se dit que ça ne va pas être la fête tous les jours. Mais, les dominicains disent aussi que le cyclone meurtrier birman ne serait coté que 3 sur l’échelle des cyclones des caraïbes qui compte 5 échelons. Ce qui en fait un cyclone d’intensité moyenne. Un truc courant dans ce pays. Si j’en vis un, je vous fais un reportage en direct.
Ca me fait penser que si on veut naviguer sur cette mer, il va falloir prévoir ça en mai.
Retour à Santo Domingo
Quand j’étais petit, je veux dire jeune, je n’ai jamais vraiment été petit, je me disais que les principes c’est des conneries, qu’on peut vivre sans, qu’il faudrait surtout éviter d’en suivre un, ne serais-ce que celui-ci. Rhétorique d’adolescent contre rhétorique de vieux con ? Maintenant que j’en suis un, vieux, j’assume le fait d’avoir des principes et de les suivre. Le premier est de faire ce qu’on a dit que l’on ferait, et il faudrait parfois mieux la fermer… Donc, me voilà en route de nouveau pour les Amériques : Santo Domingo. L’Airbus se traîne à
Enfin, pour clore la séquence énervée, je passerai presque sous silence le temps qu’il faut pour réserver un billet d’avion chez Air Europa et les 50 minutes d’attente au téléphone pour confirmer une réservation sur le WEB. Low Cost quand tu nous tiens…
Laissons là ces considérations politiques et commerciales pour nous intéresser à la deuxième partie des aventures de Cricri au pays des dominicains. Ceux qui dansent le merengue et produisent du rhum, pas ceux qui se chaussent de sandales en cuir et portent des robes de bure.
Qu’est-ce qui nous attend ? Les aventures de l’équipe de rugby de
A demain…
PS : la photo, comme d'habitude depuis une semaine, est normande.jeudi 1 mai 2008
En mai... Y'a pas d'mais !!!
Les sports de glisse, c'est toujours compliqué. Il faut des conditions particulières et il est rare de les rencontrer toutes ensembles. Par exemple, ce matin, il y avait un vent à décorner les bœufs mais de l'eau beaucoup trop froide pour faire de la planche à voile et cet après midi, après le grain, plus de vent. Plus du tout.
C'est comme les défilés unitaires du premier mai. En République Dominicaine, le premier mai est férié, comme partout dans le monde sauf que, comme cette année, ça tombe un jeudi, le premier mai sera le 5 mai...
De manière fort pragmatique, les autorité dominicaines ont décidé que, si le jeudi était férié, le taux d'absentéisme du vendredi serait digne d'une épidémie de chicunguya, de dengue ou de gastroentérite un lendemain de promotion de steak haché chez Leader Price. Le plus simple, c'est de déplacer le premier au cinq et de donner le lundi comme jour férié. C'est pas beau la vie ? Et le défilé unitaire me direz-vous ? Ben, ça laisse quelques jours de plus pour le préparer.
La photo n'est pas prise en République Dominicaine mais dans le Cotentin. C'est le cap de Carteret vu d'en haut.